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Mise à jour le : 11/03/2025
Sébastien Peyrard est chargé de mission médiation documentaire numérique et responsable de la Cellule technique informatique au sein de la Direction de la documentation de l’université de Bordeaux depuis 2019. Il mène de front des projets innovants en lien avec le numérique.
« Je suis attiré par les langues et le patrimoine depuis le collège, raconte Sébastien Peyrard. » Ce fervent latiniste spécialiste de poésie latine médiévale s’intéresse également au japonais et pratique l’anglais avec une grande facilité. Après un bac littéraire, il intègre en 2003 une classe préparatoire puis l’École nationale des Chartes à Paris. Son parcours s’oriente vers la philologie, discipline qui étudie l’histoire des langues à travers l'analyse critique des textes, et c’est à l’édition critique d’un poème latin du Moyen Âge qu’il consacre sa thèse réalisée avec l’éditeur open source LaTeX. En 2007, Sébastien Peyrard poursuit son cursus à l’Ecole nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques (ENSSIB)
« Je me destinais plutôt à une carrière de bibliothécaire, un métier plus proche des publics et plus compatible avec ma passion pour la transmission des savoirs que celui d’archiviste, la seconde filière à laquelle l’École des Chartes prépare » raconte-t-il. Un an et demi plus tard, il est officiellement nommé membre du corps des conservateurs des bibliothèques. Il obtient son premier poste (« un vrai mercato quand on sort de l’école ») au sein du Département de l’information bibliographique et numérique à la Bibliothèque nationale de France (BnF) pour rejoindre l’équipe chargée du développement et de la mise en place d’un système de préservation numérique des collections - SPAR pour les intimes.
« Je suis arrivé à un moment de bascule. La BnF venait de passer à la numérisation de masse, elle accueillait désormais le web français parmi ses collections, et l’explosion du web révolutionnait la manière dont on cherchait et produisait de l’information. Il y avait un enjeu fort quant à l’évolution des pratiques impliquant une véritable montée en compétence du métier de bibliothécaire. » Cinq ans plus tard, c’est sur le projet data.bnf.fr qu’il intervient. Ce projet a pour but d’accroître la visibilité des données de la BnF en les exposant sur le web. « Il s’agissait de regrouper et de rendre « web compatibles » les quelque 20 millions de notices des catalogues de la Bibliothèque. Les données avaient fait l’objet de traitements algorithmiques pour améliorer leur qualité, j’ai été missionné pour reverser ces traitements automatisés dans le catalogue général de la BnF. Une opération « retour vers le futur en quelque sorte » , plaisante-t-il. Un travail minutieux en collaboration avec les experts du catalogue qui sont passés d’un rôle de correcteur de notices à celui d’instructeur de machines.
La réorganisation du Département de l’Information bibliographique et numérique, devenu le Département des métadonnées de la BnF, l’amène ensuite à prendre la direction du service Ingénierie des métadonnées, en charge notamment de l’évolution des normes, formats et données des catalogues et de la formation initiale et continue des catalogueurs. « Nous sommes face à une transition bibliographique. Nous travaillons à transposer nos savoir-faire dans le monde d’aujourd’hui » poursuit Sébastien Peyrard.
Le numérique est un enjeu central. Le rôle des bibliothécaires est plus utile que jamais. Nous sommes là pour aider les usagers à avoir du recul et à s’émanciper.
En 2019, un besoin de changement l’amène à postuler à l’université de Bordeaux sur un tout nouveau profil de poste : « chargé de médiation de la documentation numérique » au sein de la Direction de la documentation, fonction qu’il occupe encore aujourd’hui. Son épouse, également bibliothécaire, est quant à elle directrice de la bibliothèque municipale de Périgueux. Grâce à son expertise dans le domaine du numérique, Sébastien Peyrard a contribué à impulser une cohérence et une coordination numérique au sein des bibliothèques universitaires bordelaises. « Mon objectif est de faire en sorte que les bibliothèques universitaires se positionnent de manière plus visible sur leur rôle qui va au-delà des espaces de travail et des livres. Car les collections sont aussi numériques et en libre accès. Nous, les professionnels, devons être des guides vers la quête d’informations fiables. Nous devons favoriser l’autodidaxie » précise-t-il.
Son équipe, qui compte deux ingénieurs informatiques, administre les équipements, développe et conçoit des services en ligne adaptés aux usages et aux besoins des différents publics. L’exemple de la BU Station Marne est emblématique de ce passage au numérique. L’offre d’ateliers a été construite en collaboration avec une ingénieure pédagogiques et deux bibliothécaires médiateurs numériques. « Il n’y a pas d’ouvrages physiques dans ce lieu et pourtant l’information est bien présente. Le bibliothécaire est disponible pour aider à s’y repérer et à hiérarchiser. Le numérique ne se voit pas dans un espace physique, et notre défi est de rendre visible l’invisible… » déclare-t-il. « Nous avons des compétences clés en recherche et accès à l’information et aux données, et nous savons transposer ces méthodes dans un contexte d’évolution technologique permanente. Nous l’avons prouvé avec l’informatisation des catalogues dans les années 1970-80, puis lors de l’explosion d’internet et des moteurs de recherche généralistes au tournant du millénaire. Aujourd’hui, avec l’avènement des intelligences artificielles génératives, nous formons les étudiants à les comprendre et les utiliser à bon escient lors d’ateliers dédiés, en lien étroit avec la MAPI qui a une démarche convergente auprès des enseignants » explique t-il. Afin de sensibiliser le plus de personnes possible à ces enjeux, Sébastien Peyrard coordonne les ateliers de stretching numérique dans le but de mettre le pied à l’étrier des étudiants et personnels qui souhaitent améliorer leurs pratiques numériques. Un vrai succès.
Autre corde à son arc, le bibliothécaire est aussi wikipédien, c’est-à-dire contributeur actif à cette encyclopédie en ligne et membre du collectif des wikipédiens de Bordeaux, la Cubale. « C’est essentiel de bien appréhender cet outil. J’explique aux étudiants comment y contribuer et comment décrypter ses codes et son organisation, évaluer sa qualité par nature hétérogène et savoir appréhender sa très grande transparence. Il est indispensable qu’il existe une communauté de contributeurs afin de garantir la fiabilité des informations et des sources qui y sont référencées. Dans une ère de désinformation et de dérives complotistes, c’est à la fois un enjeu de défendre Wikipédia et un défi de l’aider à s’améliorer et dépasser ses limites » explique-t-il. À l’université de Bordeaux comme ailleurs, l’univers numérique est en expansion et recomposition, et les bibliothécaires sont là pour s’en faire les explorateurs, les passeurs et les médiateurs.